Deux oiseaux blancs, déploient leurs ailes de papier... Les mots prennent leur envol. Ils planent sur l’Île aux trésor, saluent Robinson Crusoé au dessus des limbes du Pacifique et s'élancent vers l'ouest, où le vieil homme et la mer ont rendez-vous. Plus au large, Ulysse a mis ses souliers de satin pour s'encanailler avec la petite sirène. Les mots s'enhardissent et foncent vers la montagne magique, toujours plus haut, ombres de vent sur les cent ans de solitude de l'homme qui voulut être roi. Plus loin encore, sous les tristes tropiques, le petit prince, écume des jours, dans le désert des Tartares, les mots lui font un signe et montent droit vers le ciel, à la recherche du temps perdu...
Juste à ce moment là, je me suis réveillée, le nez sur mon bouquin, je m'étais assoupie en attendant Godot.



















































